Marie Rivière et l’adoration profonde d’Eric Rohmer pour les femmes

Marie Rivière, Paris (2015)

Marie Rivière, Paris (2015)

Le Rayon Vert d’Éric Rohmer (‘The Green Ray’) et La Femme de l’Aviateur (‘The Aviator’s Wife’) chaque ete coule dans mes veines. Je les regarde immanquablement en Aout chaque annee. Ils sont devenus pour moi de vieux amis que j’associe aux ciels d’été étoilés, aux vagues de l’océan Atlantique, à la joie de s’abandonner l’esprit libre aux pensées sinueuses d’Anne et Delphine, jouée par Marie Rivière.

Anne et Delphine sont à la fois des femmes contemporaines comme vous et moi, mais incarnent également la femme moderne dans leur époque. Dans La Femme de l’Aviateur (1981), Anne a été plaquée par son amant, un homme marié, et vie seule. Dans Le Rayon Vert (1986), Delphine aussi est seule et agitée, part en vacances, en croyant fermement en l’amour et en espérant trouver une relation vraie avec quelqu’un.

Le portrait que Marie fait d’Anne et Delphine dévoile l’adoration réfléchie et profonde que Rohmer a pour les femmes: il est difficile de trouver un directeur homme qui soit à la fois intéressé par leur intelligence mais aussi par leur lutte contre la solitude et leurs déboires sentimentaux.

La motivation féminine représente souvent la clé de voute des films d’Eric Rohmer et Le Rayon Vert en est l’exemple le plus magique. Delphine a été créée par Marie, en collaboration avec Rohmer, dont il a reconnu le mérite par écrit à la fin du film. Marie dirige les dialogues et les improvisations, souvent avec des acteurs non professionnels. Et le film, alors qu’il se penche d’abord sur une femme délicieusement bornée mais sensible qui est en vacances, dépeint également en profondeur, son courage d’avoir foi, sa volonté de croire en ‘quelque chose’ dans ce monde matérialiste.

J’ai rencontré la première fois Marie à Londres, deux jours après l’attentat de Charlie Hebdo. C’était sa première visite à Londres depuis assez longtemps et nous avons discuté un peu des évènements survenus à Paris, du mouvement ‘Je suis Charlie’ et de mon enthousiasme pour le travail d’Éric Rohmer et en particulier son portrait des femmes.

Un mois plus tard, nous nous sommes rencontrées à nouveau à Paris, dans un café situé non loin de la Place d’Italie. Avec une voix douce, beaucoup de grâce et un subtil sens de l’humour, Marie a parlé avec une grande honnêteté, semblable à celle des personnages qu’elle a incarnés dans les films de Rohmer. Pendant notre conversation, il m’a été facile de comprendre pourquoi l’auteur a vu en elle un directeur artistique talentueux et amie sure.

Marie a rencontré Rohmer après avoir vu le film L’Amour l’Après-midi, qui fait partie de la série de Rohmer Six Contes Moraux et qui l’a inspirée à prendre une décision importante à propos du petit-ami qu’elle avait à l’époque. Marie lui a écrit une lettre. Peu après, il l’a invitée à venir le rencontrer.

Delphine (Marie Rivière) dans Le Rayon Vert

Delphine (Marie Rivière) dans Le Rayon Vert

HVK: Que s’est-il passé lors de votre première rencontre avec Eric Rohmer?

MR : Je l’ai rencontré à son bureau au Trocadero. J’étais très impressionnée par ce grand Monsieur. Il venait de terminer La Marquise d’O et il préparait Perceval le Galois. Il était très impressionnant parce qu’il était un grand, sérieux, réalisateur, et moi très timide. La première rencontre n’a pas duré longtemps. J’étais tellement timide que je suis partie très vite en disant : «Excusez-moi, je dois y aller». J’étais intimidée, il était plus âgé que moi. Il m’a dit : «Marie, quand tu veux être actrice, il faut rester un petit peu plus longtemps pour parler avec des gens». Alors quand je suis partie, j’ai cru que je ne le reverrai jamais, qu’il était fâché, qu’il me trouvait idiote, stupide. Et puis il m’a rappelé plusieurs mois après et m’a donné un petit rôle; quelques phrases dans Perceval le Gallois. C’est là que j’ai rencontré Fabrice Luchini et Arielle Dombasle qui sont pour moi l’épicentre de ma mémoire avec Eric.

Il (Eric) m’a dit : «Marie, quand tu veux être actrice, il faut rester un petit peu plus longtemps pour parler avec des gens»

HVK : Comment le rôle d’Anne vous a-t-il été présenté et proposé ?

MR : Je connaissais déjà Eric Rohmer. Il écrivait souvent les rôles pour ses acteurs. Quand il a arrêté de faire des films avec Perceval et qu’il est revenu à la série des films Comédie et Proverbes, il a pensé à moi en premier parce que c’est moi qu’il voyait pour ce rôle. Je vivais à l’époque dans une chambre de bonne qui ressemblait à celle du film. Je pense que ça lui faisait penser à sa jeunesse. Il habitait dans des chambres de bonne qui sont les mêmes que celle dans le film La Femme de L’Aviateur.

C’est donc une histoire qui vient d’abord d’une histoire personnelle d’Eric, mais qui s’inspire également de moi et de la situation dans laquelle je vivais.

HVK : Delphine ressemble un peu à Anne. Delphine est-elle finalement un prolongement d’Anne?

MR : Delphine est seule alors que la femme de l’aviateur, Anne, ne souhaite pas forcement être seule. Elle est seule parce qu’elle est abandonnée par son ami l’aviateur. Delphine au contraire est très indépendante – en comparaison des femmes de l’époque. C’est un trait de caractère d’Eric de ne pas vouloir être triste parce que quelqu’un vous fait de la peine ou vous quitte. Delphine est donc seule, mais elle voudrait trouver quelqu’un. Elle est dans une situation différente de celle d’Anne.

HVK : Comment Rohmer vous a-t-il dirigé ? L’expérience est-elle différente de celle du Rayon Vert ? Si oui, en quoi ?

MR : Oui c’est très différent. Dans La Femme de l’Aviateur, c’est le texte d’Eric qui est un texte assez difficile à dire. Bien qu’en fait il soit très simple. Simplement il y a une musique dans son texte qui était difficile pour moi de casser. J’ai eu un peu de mal au départ alors que mes partenaires masculins, notamment Philippe Marlot qui joue François, lui, le faisait très bien. Mais au final, on entend quand même très bien cette jolie musique.

Dans Le Rayon Vert c’est très différent puisqu’il n’y a pas de texte. Ce sont mes propres mots. Mon propre texte. Il n’y avait pas de direction d’acteur.

Alors que dans La Femme de l’Aviateur il y en avait, notamment parce que la chambre dans laquelle je jouais était très petite, donc il y avait des consignes pour se déplacer. Une des consignes était qu’il ne fallait pas être statique mais bouger, avoir des mouvements du corps qui accompagnaient la parole. C’était très important pour Eric. Que ce soit dans le café, le bureau ou bien dans la chambre. Ça m’a beaucoup appris personnellement.

maids room- femme de av

La Femme d’Aviateur: Anne (Marie Rivière) et François (Philippe Marlaud). «Il y a des gens qui n’ont pas d’argent, qui vivent pauvrement tout en ayant une vie spirituelle et intellectuelle riches»

HVK : J’adore le studio d’Anne : le papier-peint, l’armoire (garde-robe) cachée derrière le rideau, la kitchenette qui tient sur l’étagère, les peintures (dessins) au mur, le poisson rouge et les bibelots. Tout est petit, simple et douillet : une vraie libération pour la femme! Quelle est votre touche personnelle et votre influence dans le choix du décor de ce studio ?

MR : Le papier peint venait de la chambre d’une personne qui travaillait dans le film. La chambre lui appartenait. Il n’était pas très riche, il habitait lui aussi dans une petite chambre à l’époque. La kitchenette, c’est un décor habituel chez Eric. Dans L’Amour l’Après-midi, on retrouve les mêmes kitchenettes. C’est des choses qui n’existent plus maintenant mais qui existaient encore à l’époque.

Eric a passé énormément de temps dans sa jeunesse dans ce genre de studio/chambre de bonne. On les retrouve dans L’Amour l’Après-midi, Charlotte et son steack. Ce sont des gens qui n’ont pas d’argent, qui vivent pauvrement tout en ayant une vie spirituelle et intellectuelle abondante.

Les petits objets sont à moi. On les a pris dans ma petite chambre qui était boulevard St Germain et Eric les a posés dans la chambre qui se trouvait dans le 16ème. Ma touche personnelle ce sont les dessins d’enfants que j’avais lorsque j’étais professeur à l’école maternelle à St Germain des Prés. J’avais gardé les peintures et je les avais posées chez moi.

Eric se replaçait toujours dans le contexte de sa jeunesse à lui

À cette époque, une femme qui disait «je ne veux pas me marier» c’était important. Mais c’était plus étonnant à l’époque d’Eric qu’à l’époque où on a tourné. On a tourné le film dans les années de la libération de la femme, l’époque où elles revendiquaient le droit à vivre seule et à ne pas être mariée. Donc ça n’était plus tellement original, mais comme Eric se replaçait toujours dans le contexte de sa jeunesse à lui, c’était très original pour lui.

HVK : Il y a eu un trou de 4 à 5 ans entre ce film et Le Rayon Vert. Comment ont évolué vos relations avec Rohmer durant cette période?

MR : On se voyait toujours et on est devenus de plus en plus amis. Ses visites étaient fréquentes bien qu’irrégulières, parfois plusieurs fois par mois. Ou bien il venait de lui même chez moi, ou bien j’allais à son bureau à Alma Marceau. On était très amis. Et c’est pour ça que l’idée lui est venue de refaire un film avec moi où j’improviserai totalement les dialogues, Le Rayon Vert. C’est une suite logique d’amitié et de connaissance.

HVK : Delphine est une femme plutôt exaspérante. Voire presque plutôt énervante. Malgré cela, elle est parvenue à charmer à la fois un public féminin et masculin pendant près de 30 ans. Quel est selon vous son secret/sa recette ?

MR : Pour moi elle n’est pas exaspérante puisque c’est moi ! (Rire) Elle peut être énervante mais c’était voulu. Elle répète tout le temps les mêmes choses, notamment dans la scène du repas en Normandie : elle n’aime pas la viande, elle n’aime pas la balançoire, elle n’aime pas la mer. Mais c’est une façon pour Eric d’accumuler le rejet de Delphine par sa famille et le rejet de Delphine par le spectateur.

Et puis, quand le sentiment de rejet est atteint par le spectateur, Eric emmène Delphine dans la campagne où elle se met à pleurer. Le spectateur comprend alors qu’elle se sent rejetée et de là nait le sentiment de compassion.

On a un mélange entre la perception qu’ont les gens, dans le film, qui sont proches de Delphine et la perception du public.

C’est la recette d’Eric : faire que le public ressente le rejet puis la compassion.

HVK : J’ai toujours pensé que Rohmer avait un vrai talent pour vous mettre à l’aise, pour que vous trouviez la vraie nature de Delphine, son authenticité. Pouvez-vous nous décrire votre collaboration avec Rohmer et comment vous avez travaillé ensemble sur ce personnage ?

MR : J’étais à l’aise et il y avait une vraie authenticité et complicité avec Eric parce que je le connaissais à ce moment-là depuis plusieurs années. Ce n’est pas un rôle d’actrice que le réalisateur donne au dernier moment. C’est un rôle construit sur une amitié.

HVK: Quel est le secret de Rohmer pour avoir su donner naissance à des personnages féminins aussi travaillés, recherchés et qui nous marquent à ce point ?

MR : Pourquoi des personnages féminins? Bonne question ! C’est formidable parce au cinéma il est rare que les personnages féminins montrent leur âmes. En effet, au cinéma, leur rôle existe toujours en fonction du rôle d’un homme : la petite amie, la maman, la fille de …

Eric donne les rôles principaux à des femmes qui sont parfois indépendant du rôle des hommes. Mais pourquoi? Peut-être qu’il est plus à l’aise avec les femmes. Peut-être qu’il transmet sa part féminine. Parce que ça se rapporte toujours à lui : la solitude, l’idéal, les pensées. Ce qu’il ressent de sa perception du monde, il pense certainement que c’est mieux transporté, véhiculé, si c’est dans l’expression de la femme. Peut-être parce qu’il a plus de tendresse pour les femmes que pour les hommes. Ce que je comprends.. (Rires)

HVK : La technique de travail de Rohmer avec ses actrices est-elle différente des autres directeurs avec lesquels vous avez déjà travaillé ?

MR : Très différentes dans la mesure où les répétitions étaient faites longtemps avant et non pas au moment du tournage. On allait très vite sur le tournage. On répétait beaucoup avant : on allait souvent voir Eric à son bureau au Trocadéro, on lisait le texte, on en parlait. Et lorsqu’ on arrivait sur le tournage, tout était en place, on avait déjà répété. Dans mon cas, j’avais déjà fait 3 films avec lui, donc je le connaissais. Et parfois, s’il n’était pas d’accord, il demandait à ce qu’on refasse la scène. Mais c’était rare.

Avec les autres réalisateurs, on a le texte longtemps avant mais on répète sur le moment. Avec Eric pas du tout: c’était le contraire.

«C’était facile. Elle était mon amie dans la vraie vie». Marie Rivière à propos de la solidarité féminine entre Delphine et Françoise, jouée par Rosette.

«C’était facile. Elle était mon amie dans la vraie vie». Marie Rivière à propos de la solidarité féminine entre Delphine et Françoise, jouée par Rosette.

HVK: Les scènes qui se déroulent à Cherbourg avec Rosette montrent une solidarité féminine singulière. Il y a-t-il un lien particulier et fort entre vous ? Comment décrieriez-vous vos relations?

MR : C’était nécessaire pour l’histoire. Rosette était mon amie dans la vraie vie. Donc c’était facile.

HVK : Comment avez-vous rencontré Lena qui joue la Suédoise?

Elle a une opinion personnelle très claire sur la façon de rencontrer les hommes et est très ‘naturelle’ à ce sujet ! A-t-il été facile de la persuader de prendre ce rôle ?

MR : Lena était une amie d’Eric. Je ne la connaissais pas avant. Elle a été formidable parce que ce n’était pas facile de faire de l’improvisation surtout avec quelqu’un comme moi. De plus, elle est arrivée à la fin du film. J’avais pour ma part beaucoup d’entrainement, j’étais très à l’aise pour l’improvisation. Lena aurait pu ne pas être à l’aise, mais elle a été formidable tout de suite.

Tous les gens qui jouaient dans le film ont été formidables. Mais pour Lena, comme elle était actrice, cela aurai pu être un handicap. Mais ça ne l’a pas été. C’est grâce à elle que je trouve que la scène existe.

Lena était à l’opposé de moi parce qu’Eric lui a demandé d’être la fille qui est seule mais qui aime bien être seule, qui ne veut pas un mari, qui veut bien rencontrer des gens, qui aime bien aller dans les dancings et s’amuser. En cela elle était le contraire de moi. Eric lui a demandé de jouer ainsi : c’est de cette confrontation qu’il fait naître une scène. Si tout le monde était d’accord, il n’y aurait pas de cinéma. Ça fait avancer le dialogue.

HVK : La scène où vous êtes suivie par cet homme en gilet, avec des chaines en or et de gros muscles bronzés, m’a beaucoup fait rire. Deux personnages n’auraient pu être autant à l’opposé l’un de l’autre ! Cet homme est-il un acteur ou un homme dans la rue que vous avez persuadé de prendre le rôle ?

MR : Je sais. Il est gay. Peut-être qu’Eric ne l’avait pas remarque! C’était l’ami de Rosette. Je n‘ai rien à dire c’est très amusant.

HVK : Y a-t-il eu d’autres amateurs que vous et Rohmer avez rencontrés, que vous vouliez absolument inclure dans le film, mais qui ont refusé?

MR : Oh non ! En général les gens aiment bien jouer dans des films, que la caméra soit sur eux. Et puis c’était Eric Rohmer quand même. Ils savaient qu’ils allaient jouer dans un beau film. Ce n’était pas quelqu’un qu’ils ne connaissaient pas. Il avait fait des grands films avant. Donc ils étaient flattés de tourner dans son film.

HVK : Dans la préparation de ce film, quelle a été la part de l’improvisation ?

MR : Totalement. Il n’y avait pas de texte. Ou alors seulement sur des choses très précises. Comme lorsque je rencontrais une amie dans Paris, et qu’elle me proposait d’aller à Biarritz. Il y avait une consigne : la fille devait me dire «Oh moi j’ai un studio à Biarritz, je te donne les clés» et moi je devais être très étonnée et répondre «Oh magnifique, c’est très gentil». Il était convenu dans le texte que la jeune femme devait me dire ça. Mais, elle le disait avec ses mots. Quand il y avait des consignes très précises, Eric me le demandait, et je le redisais avec mes mots.

C’est la foi. Il faut être fidèle à sa foi. C’est le crédo d’Eric

Dans la scène avec Lena, la consigne était simplement que je ne devais pas accepter de rester à la table avec des garçons et Lena. Je devais m’en aller, partir en courant. Je serai bien restée en réalité, parce que je les trouvais sympathiques.

Il y avait une consigne : la fille devait me dire «Oh moi j’ai un studio à Biarritz, je te donne les clés» et moi je devais être très étonnée et répondre «Oh magnifique, c’est très gentil».

Mais Eric voulait absolument que je me lève et que je parte. C’est les seuls moments où il me demandait de faire quelque chose parce qu’il voulait que ce soit clair. Il avait toujours la volonté que tout soit très compréhensible, très clair pour les spectateurs. Si j’étais restée avec les garçons, les gens n’auraient pas compris, et ça aurai été un autre film. Il fallait que ce soit clair que Delphine attendait le vrai signe qui l’amènerait au vrai amour. C’est la foi. Il faut être fidèle à sa foi. C’est le crédo d’Eric.

Après avoir fini l’enregistrement de l’interview, Marie m’a demandé si elle pouvait me filmer «juste ne faisant rien». Elle m’a dit aimer que les gens soient ‘ordinaires’. «Fais comme si je n’étais pas la», m’a-t-elle dit gentiment. Et comme je faisais ce qu’elle m’avait demandé, c’est venu naturellement et j’ai fini par consulter les messages sur mon téléphone, par boire mon thé et ouvrir un plan de la ville en papier. Alors, Marie m’a demandé : «Parle-moi comme si tu ne me connaissais pas».

Je l’ai alors fait également, et bizarrement je ne me suis pas du tout sentie embarrassée. Ce furent juste quelques instants, mais pendant ce temps j’ai compris, à une petite échelle, ce que cela devait être de travailler avec quelqu’un comme Rohmer : une série de moments ordinaires, relaxes, pris dans l’instant mais pourtant hors du temps.me and marie

Tous mes remerciements à Fanny Mazoyer (Directeur de Photographie basée à Paris et diplômée de Louis Lumière. www.fannymazoyer.com), pour avoir traduit ma conversation avec Marie. Grand merci également à Samia Herda d’Angoulême, et à Isabelle Lecat, ici à Londres, pour leur aide supplémentaire.

Pour plus de lecture sur d’Eric Rohmer 52frenchfilms recommande, Geoff Andrew on Rohmer par Simon Hitchman Holiday Blues and the improvised magic of The Green Ray par Geoff Andrew Eric Rohmer for Beginners par David Parkinson.